27 avril 2006
Chinglish
One of the nice thing about visiting China is that you are exposed everyday to a bombardment of assaults on the English language known as "Chinglish". Chinglish is a term used to describe poor or 'broken' English employed by native Chinese speakers.
So let's finish this travelogue on China with those great signs. That's for fun, Chinese shall take no offense.
indeed!
I guess we should play cards instead...
that's right
self explanatory
mmh
all is said
26 avril 2006
Time to leave
This is our last day in China. Before leaving, let's have a last walk in town. Qingping market is famous all over China. It was one of the first first private market to flourish as a result of Deng Xiaoping's radical economic reforms when it opened in 1979. Vast displays of medicinal herbs, dried mushrooms and other plants, live birds and tubs of squirming turtles, fish and frogs, are on offer.

The advantage of buying a whole chicken is that you get the claws included (a delicacy on chinese tables)
Late afternoon, we head to the airport to catch our flight. We shall land the next day at Nairobi, Kenya. Rita will continue to Rwanda then Congo. Jeremie will spend the whole week in Mombassa, on Kenya's coast, for a seminar.
C'est notre dernier jour en Chine. Nous commençons la journée par le marché Qingping. Des quatre coins du monde la diaspora chinoise se presse sur les plus riches étalages de la pharmacopée traditionnelle que l'on puisse trouver au monde : l'amadouvier, champignon vendu à prix d'or, la corne de cerf, qui permet d'acquérir des forces, le fameux ginseng, puissant reconstituant, des hippocampes séchés servant, dit-on, à faire disparaître les gloitres, des nerfs de porc, ficelés en petits fagots, des scorpions séchés, qui seraient efficaces contre la laryngite du fumeur.
Après avoir terminé nos bagages, nous partons à l'aéroport prendre notre avion. Nous attérirons le lendemain à Nairobi. Rita continuant le même jour pour le Rwanda puis le Congo. Jeremie passant une semaine entière à Mombassa, au Kenya, pour un séminaire.
25 avril 2006
Guangzhou - DAY 19 - Canton
A major discovery took place in 1983 in Canton. As some excavation were undertaken in the heart of the city to build yet another skyscraper, a cave was found. It turned out to be a tomb. This tomb was the one of the Emperor Wen, the second ruler of the Southern Yue Kingdom, dating back 100BC. The Southern Yue Kingdom was the name of the area around Guangzhou during the Han Dinasty. Inside the tomb, archeologists found 5 funeraries bodies - four concubines, four cooks and seven eunuchs who were all sacrificied to be buried alive with the dead king in his tomb - and more than 1000 sacrificial objects made of jade. The tomb has been turned into a museum, and provides fascinating explanations. I am afraid that's our only cultural activity of the day...
Shopping was not entirely sucessful yesterday and we decide to give it another try. We wander again through malls and shopping streets, and rob a DVD shop (we now got a luggage full of DVD...) Even though we have not seen the whole city - we find Guangzhou quite disappointing. At night we wander around the famous Beijing Lu street. Lots of people are walking around shopping for anything or just looking for a place to eat. We are in a highway of masses, constantly harrassed. What? "DVDs?" "no thank you." It's nice to see this city alive at all times. "DVD?" "Again? no thank you!" The smells of Cantonese cuisine fill our nostrils. "Lowlex Lowlex!!" "What?" "Lowlex" Ah! (Chinese spelling for Rolex!) Euuuh...No thank you!
reconstitution of Emperor Wen's body
Situé en pleine ville, le tombeau du roi des Yue du Sud est l'une des plus formidables découvertes effectuées en Chine dans les années 1980. On ignorait tout en effet de l'emplacement des sépultures des souverains de ce royaume sécessionistes dy sud. C'est le grand chantier urbanistique de Canton qui permit la découverte fortuite de l'une d'elle : celle de Zhao Mei, deuxième des 5 rois du Nanyue. Elle fut identifiée grâce aux inscriptions portées par les sceaux qui accompagnaient la dépouille du souverain. Son intérêt réside dans le fait que ce tombeau royal a échappé par miracle aux pillards. En effet, un souverain du Wu avait envoyé plusieurs milliers d'hommes pour fouiller la région, en quête du fabuleux trésor enfouis avec les rois des Yue du Sud. Le mobilier funéraire dont fut doté Zhao Mei pour son voyage vers l'au-delà est exceptionnel par sa qualité, due au rang du défunt, mais aussi par sa diversité. La totalité des pièces découvertes, soigneusement restaurées, est exposée dans un musée à la conception ingénieuse : les galeries forment un déambulatoire sur la trois niveaux, enveloppant la colline. La chambre funéraire abritait le cercueil du roi. Son corps était enveloppé d'u linceuil de jade sur lesquels on avait déposé les neuf sceaux de jadeet d'or qui permirent de l'identifier. Sa tête reposait sur un oreiller de perles. Dans les pièces annexes reposaient les corps de quatre femmes - ses concubines - qui furent entérées vivantes (ainsi que des servants et un musicien) pour accompagner son séjour dans l'au-delà.
Cette tombe transformée en musée est superbement mise en valeur avec de multiples détails sur l'histoire et la culture de ce royaume. Je crains que ceci ne soit notre unique activité culturelle de la journée... Le shopping n'ayant pas été fructueux la veille, nous repartons à l'assaut. Nous dévalisons un magasin de DVD, et un sac de voyages entier aura du mal a tous les prendre... Nous continuons de nous promener dans différents quartiers de la ville et notre conclusion est que Canton est plutôt décevant. Le soir, nous déambulons dans la rue Beijing Lu, connue pour ses petits magasins. Beaucoup de monde ici, et nous sommes en permanence abordés : "DVD???" "non merci" C'est sympa de voir cette ville qui bouge jour et nuit. "DVD????" "encore?? non merci" On sent pleins d'odeurs alléchantes au fil des rues. "Lowlex!! Lowlex!!!" "quoi???" "Lowlex!!!!!" Ah!!! (prononciation chinoise pour Rolex!!) "euh, non merci!!"
24 avril 2006
Guangzhou - DAY 18 - Canton
An ad in Guangzhou's metro. Guess what it is about?
We arrive fresh and sound at Guangzhou. Yuannan and Yuangsho are very far away. We're now in a BIG city, that has more than 3.5 millions inhabitants. Known for centuries as Canton, it is one of China most prosperous city. Unfortunately it has lost most of its cultural past: kilometres after kilometres of ring roads, flyovers, and skyscrapers. But what strikes us first is pollution. It's even worst than Jakarta. Impossible to see the sky. If you've never been out of Guangzhou, you would not know the sky can be blue. Depressing. Nights are not dark, they're grey. Anyway, all of this does not matter much, as the objective of the day is.... Shooooooooooooopping!! Yes Goma does not offer much possibilities to buy what a human being needs, so we want to take the opportunity of a modern city to buy some stuff. No need to tell more, malls and shopping streets are roughly the same around the world. China is no exception. And don't expect cheap prices, roughly the same as in Europe. Late afternoon we wander into Shamian island. Right by the Pearl River that divides the city, this island was little more than a sandbank when foreign traders were granted permission to set up their warehouses here in the middle of the 18th century. The island became a British and French concession after the two Opium wars and shelters some 150 colonial buildings in advanced states of decay. We find the reputation of the island a bit exaggerated and don't stay long.
The metro of Guangzhou
Nous voici donc à Canton, dernière étape de notre périple chinois. Le grand essor de Canton date des Tang, lorsque à partir de 714 le port fut déclaré accessible aux étrangers, des arabes et des persans surtout. On y dénombrait également des marchands vietnamiens, khmers, malais, et d'autres venus d'Indonésie, de l'Inde, et de Ceylan pour faire commerce de la soie, du thé, des porcelaines, du camphre... Canton comptait alors 200.000 habitants de confessions et d'ethnies très diverses. L'effondrement de la dynastie des Han permit à la ville de devenir capitale du royaume des Han du Sud, qui représente l'une des dernières tentatives d'indépendance de la région cantonaise. L'aventure prit fin en 971, avec le retour du baton impérial, suivi d'une renaissance impériale. Canton prospère sous les Ming, surtout au moment des grands voyages maritime, en particulier ceux de Zheng He (1371-1434), eunuque musulman qui dirigea sept expéditions, mi-commerciales, mi militaires, vers le SE asiatique, l'Inde, l'Arabie, et le long des côtes africaines. Au 18è siècle, le commerce avec les européens s'intensifient, et Canton devient le principal, puis l'unique port d'entrée du commerce européen avec la Chine. Après les deux guerres de l'Opium, les anglais et français s'installent de manière proéminente dans la région. Durant tout le 20è siècle, malgré l'ombre que lui fait ses voisines Hong Kong et Macau, Canton continue de se développer et se moderniser. C'est aujourd'hui une ville de 3,5 millions d'habitants, et des gratte-ciels à n'en plus finir. Il ne reste malheureusement plus rien de sa splendeur passée. La pollution est un réel problème, on ne voit pas le ciel bleu, c'est la grisaille toute la journée. Les nuits ne sont pas noires, elles sont grises. Triste rappel de ce développement sauvage, où la preservation de l'envirronement est laissée de coté. De toute manière la raison principale de notre venue ici est... le shoooooooping!!!!! En effet, on ne peut pas dire que Goma soit particulièrement fournie (même en produits de base). Nous voici donc à la chasse de tout ce qui nous manque dans notre coin perdu d'Afrique centrale. Pas besoin d'épiloguer ici, les centres commerciaux se ressemblent partout dans le monde. Et la Chine ne fait pas exception. Ne pas s'attendre par contre à des prix incroyables, c'est très souvent la même chose qu'en Europe. En fin d'après midi, nous déambulons dans l'île de Shamian, ancienne concession franco-anglaise, au coeur de la ville, cédée par le gouvernement chinois en 1861. C'est finalement assez décevant, les bâtiment 'coloniaux' sont dans un état de délabrement assez avancé, et il n'y a rien de vraiment intéressant ici.
23 avril 2006
Bamboo rafting in Yulong River - DAY 17 - Ballade en radeau de bambou sur la rivière Yulong
The scenery along the Yulong river is as stunning as along the Li river. Bamboo rafting seems a nice way to descend this river, so we give it a try. Imagine a dozen pieces of bamboo, 5 metres long, sticked together, with on top of this - some kind of throne... - two chairs made of (you guessed it...) bamboo!! That is our mean of transportation of the day. We start from the Dragon bridge, an impressive structure built in 1412, 15 kms away from Yangshuo.
Though the area is less touristic than in Li River, touts still abound, and it will take us some time before we take off for our trip. Views from the river are stunning. For two hours the magestic limestone seem to offer some of their secrets. It's very quiet, the river and the moutains are ours. After this beautiful moment, where time seems to have stopped, back to reality, with our guide who turns out to be not trustworthy. At some point, he stops and refuses to go any further. We're a bit far away from where it was originally agreed he would drop us. Another scam... It will turn out fine, he simply got less money than what was agreed!! We easily find a trishaw that brings us back to Yangshuo. It was great being here, the area is a pure beauty. But too much touts and scams, one can feel the effects of mass tourism here. Quite a change from Yunnan. Time to go back to Guilin, where we need to take our night train, that will bring us to Guangzhou. We're quite impatient to see how those sleeper trains look like. Hopefully it will not be like the one we took in Egypt, which was quite bad. It turns out great. We chose the higher class (soft sleeper), a closed compartment with 4 comfortable bunks, with wood panelling, potted plants, lace curtains, tea cups, clean washrooms, carpets and aircon. Flat TV screens in the train's restaurant, with good food, another sign that China modernises its infrastructures in light speed. We have a quick meal and go for a well deserved sleep. Luckily, no one else is in our compartment, and we slept like babies.
La rivière Yulong est moins connue que la rivière Li. Pourtant les paysages sont tout aussi superbes. Nous décidons de descendre cette rivière avec un radeau en bambou. Imaginez des morceuax de bambous de 5 mètres de long, attachés les uns aux autres, avec au dessus deux chaises, telles des trônes faites en... bambou! Voici donc note moyen de transport du jour. Nous partons du pont du Dragon, une superbe structure datant de 1412, à 15 kms de Yangshuo. La zone est un peu moins touristique que la rivière Li, et pourtant on se fait sans cesse accoster pour des ballades sur la rivière. Après certains temps de négociation, nous voici partis.
Les vues de la rivière sur les montagnes sont à couper le souffle. Nous sommes seuls sur la rivière et profitons de ce moment privilégié, descendant tranquillement dans un silnece d'église, au sein de ces majestueuses montagnes. Le temps semble s'arrêter et nous revenons à la réalité quand notre guide refuse au bout d'un moment d'aller plus loin. Nous sommes assez loin de là où nous nosu étions convenu qu'il devait finir la promenade. Encore une arnaque... Qui finira bien, on lui donne tout simplement moins d'argent que ce qui était prévu. On a vraiment aimé Yangshuo, ces paysages sont superbes. Mais on sent un peu trop les effets du tourisme de masse. C'est uniquement ici que nous avons remarqué ces tentatives d'arnaques permanentes. Un changement un peu brusque quand on vient du Yunnan. Il est temps de repartir pour Guilin pour prendre notre train de nuit, qui nous menera à Canton. On a tellement entendu parler de ces trains que nous sommes impatients de voir à quoi ils ressemblent. Heureusement, ceux-ci n'ont rien à voir avec celui d'Egypte (qui était vraiment mauvais). Le train est d'un confort étonnant Nous choisissons la meilleure classe, un compartiment à 4 lits (par chance nous serons les seuls), avec moquette, air conditionné, thé à volonté. Le restaurant est de bonne qualité (rien à voir avec la SNCF...) et des écrans plats plasma au mur. Un autre signe (si besoin était) que la Chine se modernise à vue d'oeil. Le trajet se passe à merveille, et nous dormons tout le long du voyage.
22 avril 2006
Around Yangshuo - DAY 16
We love markets. Especially in China. It's a real treat for senses. Fuli, just a dozen kilometres away from Yanghsuo, fulfills all its promises. There are no women dressed traditionally as in Yunnan, but despite its closeness to a highly touristic area, it's still very authentic.
It gives us another good overview of what rural China is like. Any kind of goods are sold here, all kinds of services provided. People practice their know-how or profession very naturally: hair dressers and barbers in the open air, dentists (a problem with your teeth? you can get it fixed in the midst of the market, but instruments are being sterilised though). Tobacco, tea, fish, meat, herbs, medicinal products, clothes, etc. everything under the sun is on offer. We have our lunch in one of the numerous stalls, and try to imitate locals having their convivial lunch. We get back to our fashionable scooter that does not function with fuel but has rechargeable batteries. It's quite fun, no noise at all, like an airport shuttle. Weather's not great today, it's raining. This gives the surrounding moutains another look, quite mysterious as they're half hidden by fog. We head to Yuelang Shan (Moon Hill), a limestone pinacle with a moon-shaped hole. Views from the top are said to be incredible. We will not be able to confirm, we're in the clouds! The ascent to this hill was nice though.
Our Scooter is out of battery. We can't come back to Yangshuo. Luckily we took the battery charger with us and a woman kindly accepted that we plug it to her electrical power. We eventually make it to Yangshuo, and after this quite wet day, decide to get some massage. Rita goes for a Thai and Jeremie decides to try a Korean. The Thai did not reserve any surprise, that was the real thing. The Korean turns out to be quite strange; a mix of cream massage on the face, and hard pressuring at times. After 2 hours, we got out pretty relaxed. Some shopping at night is a must in the main pedestrian street, nice place to wander around.
On adore les marchés. Particulièrement en Chine. Un vrai plaisir des sens. Fuli, à seulement douze kilomètres de Yangshuo, est un autre example des saveurs chinoises à découvrir. Malgré sa proximité avec une zone très touristique, il reste authentique. On trouve de tout ici, et toute sorte de services sont disponibles. On vient s'y faire arracher une dent en plein air, à un petit étal, on vient se faire couper les cheveux, etc. Café, thé, tabac, viande, poissons, toutes sortes de légumes et épices, vêtements, quoi que vous cherchez, vous trouverez votre bonheur. Et bien sûr on peut y manger. Les petits snacks sont légions et une fois de plus, nous nous mélangeons à la foule de chinois et copions leurs habitudes alimentaires. On reprend note scooter écologique (il fonctionne sur pile! pas une goutte d'essence n'est nécessaire, et on roule dans un silence incroyable, comme un shuttle d'aéroport).
Le temps est pluvieux aujourd'hui. Cela donne aux montagnes un autre aspect, presque mystérieuses, enveloppées d'un manteau nuageux. Nous partons à Yuelang Shan (Moon Hill), une montagne en forme de... lune. Il parait que les vues sont superbes. On ne pourra malheureusement pas vous le confirmer, le ciel est bas et on se trouve en plein dans les nuages.
La batterie de notre scooter a une durée de vie limitée et elle décide de nous lacher au milieu de nulle part. Heureusement, nous avions pris le chargeur avec nous. Nous profitons d'une pause pour la recharger (comme vous rechargeriez votre appareil photo numérique). Au bout d'une heure, nous pouvons repartir, et rentrons à Yangshuo. Après cette journée pluvieuse, nous optons pour un massage. Rita se décide pour un Thai et Jérémie d'essayer un coréen. Le massage Thai ne réserve pas de surprises. Le massage coréen (dont nous n'avions jamais entendu parler auparavant) s'avèrera surprenant. Un mélange de massage facial avec moultes crèmes (beurk!) et pressions violentes sur le reste du corps (aïe!). Une sorte de Je t'aime moi non plus... On finit la soirée tranquille à déambuler dans la rue piétonne principale de Yangshuo, très sympa après ces 15 jours à crapahuter dans tous les sens.
Moon Hill
21 avril 2006
Yangshuo - DAY 15
Fifteen years ago, a little girl saw a postcard with a fantastic scenery. A green river surrounded by surealistic moutains. This picture stunned her and she wondered where that place could be. She heard the name but could not remember it. But she did not forget the sight and promised herself she would go there one day. This place is the river Li, flowing between Guilin and Yangshuo. When we decided to go to China, Rita recognised the place and we are today fulfilling one of her child fantasies. I should add here that we are not the only ones to have this idea... Guilin/Yangshuo is one of the top touristic destinations in China. Every year, millions of tourists come here to enjoy this landscape like no other.
We want to avoid the crowd and suceed in escaping the much artificial boat trips.
We head to a village - Yangdi - where we charter a small boat. Words are hard to find to express our amazement in front of this natural scene. We are surrounded by hills of all sizes and shapes that extend in the horizons. The mountains seem to 'grow' from everywhere and shape the river bed. The boat drops us in the middle of nowhere and we continue walking, along the river. We spend a wonderful afternoon, looking at those magestic karst moutains for hours. After a while we arrive to Ximping, where we‘ll catch the bus to Yangsho, a laid back town, where most tourists prefer staying as compared to hectic Guilin.
Il y a 15 ans, une jeune fille tomba par hasard sur une superbe carte postale. Une rivière d'un vert éclatant, entouré par de majestueuses montagnes. Ce paysage l'a fasciné. Elle a bien lu le nom de ce lieu mais n'a pu s'en souvenir. Elle n'a par contre pas oublié ce paysage féérique, et s'est promis d'y aller un jour. Ce lieu se trouve là où coule la rivière Li, entre Guilin et Yangshuo. Quand nous avons décidé d'aller en Chine, Rita s'est souvenu de cette carte postale, et nous réalisons aujourd'hui l'un de ses rêves de jeunesse. Je devrai ajouter que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée... Guilin/yangshuo est l'une des destinations en Chine les plus touristiques. Chaque année, des millions de touristes affluent afin de profiter eux aussi de cette merveille.
Nous sommes bien décidés à échapper à la foule. Hors de question d'utiliser les bateaux remplis de touristes qui circulent les uns derrière les autres sur la rivière (il en part toutes les 30 secondes!!). Nous prenons un bus qui nous mène dans un village - Yangdi - le long de la rivière. Nous prenons contact avec des gens du village et louons un petit bateau. Devant nous défile un l'un des paysages les plus extraordinaires de Chine : une succession de collines karstiques, une fantasmagorie géologique, sculptée par les pluies subtropicales et dont les eaux multiplient le reflet à l'infini. Le bateau finit par nous laisser au milieu de nulle part, et nous continuons à pied, le long de la rivière. Après quelques heures, nous arrivons à Ximping, d'où nous prenons le bus pour Yangshuo, une ville paisible, où nous établissons nos quartiers pour ces quelques jours.
a street in Yangshuo
20 avril 2006
On the way to Yangshuo - DAY 14
One of the numerous shops in Kunming
It's unfortunately time to move on from Xichuangbanna, as we wish to have some time to discover Guangxi, another region of China. We manage to secure a same day flight to its main city Guilin. Planes are full so we travel business class this time. En route we stop by Kunming. We wander through the animals and flower market. Once again, we enjoy the Chinese creativity of making use of everything. The voyage comes almost to its end and time for shopping approaches... We fall for some very nice decorative stuff that will probably transform our African house into some kind of Chinese mansion... We give another try to the very famous Kunming 'Across the bridge' noodles, but it turns out not to be exactly what we expected (though still very tasty). We head to a famous Chinese tea house where we spend hours tasting all different kinds of tea and tea flavoured food products. We end up with a big bag full of exotic teas: Rose, Chrysanteneum, Ginseng, and a fantastic Jasmin. We catch our late afternoon flight and arrive to a freezing Guilin (temperature of 4 degrees, quite a shock after the 30 degrees of this morning!). We finally encounter what could be awarded the worst restaurant of this part of the world. We will not elaborate on the quality of the food served but we come back to our hotel with an empty stomach.
C'est malheureusement le moment de quitter le Xichuangbanna, car nous souhaitons avoir un peu de temps pour découvrir Guangxi, une autre région de Chine. Les avions sont pleins mais nous réussissons cependant à trouver deux places pour Guilin. Alors nous voyageons en première classe cette fois-ci. Nous faisons un stop à Kunming. On va se ballader au marché des animaux et des fleurs. On découvre une fois de plus toute la diversité de ces marchés fourre-tout. Nous partons à la recherche une fois de plus des fameuses Nouilles aux dessus du Pont, la spécialité locale, une sorte de soupe dans laquelle on fait cuire toute sorte d'aliments (à la manière d'une fondue). Ce n'est pas exactement ce que nous recherchions mais cela s'avère quand même très bon. Nous passons la fin de l'après midi dans un magasin de thé réputé de la ville. Après de multiples essais, nous repartons avec des sacs entiers de thé aussi variés que à la rose, chrysanthème, ginseng et un excellent jasmin. Il est temps de retourner à l'aéroport pour reprendre un avion qui nous mène à Guilin. Les températures sont glaciales, à peine 4 degrés, soit une différence notable après les 30 degrés de ce matin ! Nous dinons dans un restaurant qui meriterait d'être qualifié comme le pire de cette partie du monde. Pour la pemière fois depuis notre arrivée, nous laissons nos assiettes vides et rentrons le ventre vide à notre hotel.
19 avril 2006
The Hani - Les Hani
The Hani ethnic group is one of the many unique tribes in YunnanProvince. With a population of 1.25 million, they are mainly distributed over the mountain areas between the Red River and the Lancang River in Yunnan Province. The Hani share the same origin with the Yi and Lahu ethnic groups. According to the historical records, they all evolved from the ancient Qiang people. The Qiang people used to be a nomadic tribe living in the Qinghai-Tibet plateau.
The Hani people have their own language. Their language consists of three dialects and belongs to the Yi branch of the Tibetan-Burmese language group of the Chinese-Tibetan language family. They have no written script in the past and used to keep records by carving notches on sticks. In 1957, with the help of the central government, a script system based on the Roman alphabet was created, but failed to achieve a popular use.
The Hani people mainly engage in agriculture. Situated in the subtropical climate zone, the area inhabited by the Hani people is blessed with a mild climate, abundant rainfall and fertile soil, providing an ideal condition for the development of agriculture. Main crops include rice, corn, cotton, peanut, indigo, etc. The Hani are also good at planting tea and the tea produced here occupies one third of the total tea yield of Yunnan Province.
The Hani people usually build their villages on the south slopes of the mountains. A village comprises from ten to as many as 400 households, which are related by blood ties. The houses vary depending on the area they lived in. For those who live in Honghe, their houses are built with mud walls and thatched roofs and are supported by wooden pillars placed on stone foundations. While in Xishuangbanna, houses are built of bamboo. With the roof covered with straw and wood, this kind of house normally have two stories with the upper floor serving as the living area for the family and the ground floor is used for storage and provides accommodation for the livestock. The shape of the whole structure resembles a mushroom, hence the name "mushroom house." Viewed from a distance, the stockaded villages with their terraced fields, bamboo forests, and "mushroom houses," make a tranquil rural scene.
The costumes of the Hani women show diversity among different clans. Women in most areas wear collarless short blouses with buttons on the right side and long trousers. Women in Xishuangbanna and the Lancang area wear jackets buttoned on the right side, short skirts, leggings and caps decorated with silver ornaments. Women from Baihong branch in Mojiang area wear a short and tight jacket, tube shaped or long pleated skirts, embroidered waist belts and girdles. The Hani women of the Yeche branch wear white pointed caps and short sleeved, collarless jackets opening at the front without buttons. They always tightened their jacket with a colorful waistband. Young women like to wear earrings, silver rings and necklaces. Married and unmarried women wear different hairstyles. The grown men often wear short jacket buttoned down on the front and long trousers. They like to wrap their head with black or white cloth turbans. Old people often wear skullcap.
The Hanis believe in polytheism and practice ancestor-worship. In the past, they had only an oral literature, which includes legends, fairy tales, poetry, fables, ballads, mythology, proverbs, riddles, etc. Some of them tell the origin of the world, some narrate people's conquest of the natural disasters and some relate the history of their tribe.
The Hani people are good at singing and dancing. The music instruments they usually used are three- and four-stringed instruments, flutes and Sheng (a reed pipe wind instrument). Famous dances include the "Hand Clapping Dance", "Fan Dance", and the "Dongpocuo" dance which is popular in Xishuangbanna area.
Like the Han people, the Hanis celebrate the Spring Festival and Mid-Autumn Festival. Their traditional festivals include October Festival, June Festival and etc.
June Festival, called "Ku Zha Zha" festival in Hani language, is one of the three most important festivals of the Hani nation. It is held around June 24 of the Chinese lunar calendar and lasts for three to six days. During the festival, people sacrifice to the heaven and the cattle, and enjoy the festival by swinging, wrestling, singing and dancing. The main activities of the festival are those of killing an ox for sacrificing, preparing the green grass for the horse of God, playing the turn-swing, having the long street party, dancing and singing and wrestling.
The October Year, also known as Amutu Festival, is the most ceremonious traditional festival. It comes on the first dragon day in the tenth lunar month and is celebrated as the New Year's Day by the Hani. On the first day of the festival, every stockaded village holds a big banquet in the center of the main street. The banquet is so large in scale that many tables piled high with different dishes are laid end to end along the street like a colorful dragon, hence the name Long Dragon Banquet
When preparing this kind of banquet, all the families get their tables line up along the street. The villagers then sit along the table with the priest and the head of the village sitting in the seats of honor. Food and drink offered by each family are presented and people eat and drink and wish each other good luck and happiness.
Après les Yi, les Hani sont la deuxième grande nationalité tibéto-birmane du Yunnan par le nombre (plus de 1,3 million) puis par l’expansion géographique. Les divers groupes de Hani se distinguent par le dialecte et les particularités vestimentaires.
Les femmes portent une veste sans col, fermée à droite par des boutons en argent sur des pantalons longs tandis que le vêtement masculin comprend une veste sans col fermée sur le devant, un pantalon long et un turban noir ou blanc. Les habitations des Hani du Xichuangbanna sont sur pilotis, divisées en deux pièces – celle des hommes et celle des femmes, dotées chacune de son foyer. Leurs villages ne comptent guère lus d’une trentaine de maisons. Les Hani ont préservé le modèle d’une société égalitaire, organisée en clans patrilinéaires, représentés dans les communautés villageoises par des lignages minimaux (comprenant des parents de trois ou quatre générations seulement). La maisonnée est l’unité économique de base. Le dernier fils demeure avec ses parents tandis que ses frères ainés, mariés, habitent une maison indépendante dans le voisinage. Le culte des ancêtres fait à tous un devoir d’avoir des enfants. De nombreux rites de fertilité et fécondité y pourvoient. C’est sans doute pour cela que la vie sexuelle des adolescents des deux sexes est très libre, stimulée par les chants alternés, les danses et les jeux de balançoire.
Pour le Nouvel An chinois, les Hani alignent des tables sur la rue principale du village pour un fastueux banquet collectif. Le festival Amatu, dédié aux montagnes, forêts et aux ancêtres, est observé dans les Comtés Autonomes de Jinping, Yao et Dai lors du Jour du Dragon du second mois lunaire. Le premier jour, on sacrifie un coq en offrande aux esprits et on dresse une haie en bambou pour les garder hors du village. Le lendemain matin, le prêtre du village sacrifie un coq blanc en offrande à la rivière, aux montagnes et à la forêt. A midi, un sacrifice est fait pour la pagode centrale du village. Puis on prépare le banquet. La première table est disposée pour représenter la tête d'un dragon sortant de la pagode, les autres tables sont alignées à la suite le long de la rue principale. Ce sont les hommes qui s'assoient à la table du banquet.
Ensuite, des offrandes sont portées à la Forêt du Dragon, un endroit sacré où les femmes ne peuvent pénétrer. On dépose trois galets, badigeonnés du sang des premières menstruations d'une vierge du village et du sang d'un cochon et d'un chien, au pied de l'Arbre du Dragon. Le premier galet, portant le sang de la vierge, est placé à droite, il est offert au dragon et à la montagne. Le galet avec le sang du cochon est offert à la forêt et placé au centre. Celui au sang du chien, placé à gauche, est dédié aux esprits. On amène un jeune puceau et une pucelle aux abords de l'arbre pour symboliser la virginité. Trois doyens du village chantent des sutras pour demander la prospérité et l'immunité contre les désastres.
Les célébrations, commençant trois jours avant le Jour du Dragon durent une semaine. Toute autre activité est arrêtée durant cette période. Si une personne étrangère se trouve dans le village pendant les cérémonies, elle ne pourra en ressortir que quand celles-ci seront terminées.
18 avril 2006
The Dai - Les Dai
The Dai ethnic group, with a population of about 1.2 million, mainly lives in the Dai Autonomous Region and in Xishuangbanna. Dai is the name of the nationality, which means 'freedom' or 'human beings'. Descendants of the same ancestors as the ancient "Baiyue" people, the Dai ethnic group has strong connections with nationalities such as Zhuang, Dong, Shui, Bouyei, and Li. The earliest records about the Dai ethnic group can be traced back to 1 B.C., when it was named "Dianyue" or "Shan". he Dai ethnic group has its own language that belongs to the Zhuang-Dai branch of Zhuang-Dong Austronesian of Chinese-Tibetan Phylum, and it is written in unique characters.
The Dai ethnic group was the first in history to plant rice and to use a furrow to plough. Living in a subtropical climatic zone with abundant rainfall and fertile land, Dai's main products are rice, sugar cane, coffee, hemp, rubber, camphor, and various fruits. Besides rare plants and herbs, animals such as elephants, tigers and peacocks can also be found in the residential areas of the Dai people. ating rice as their staple food, Dai people enjoy beef, chicken, and duck as well as fish and shrimp. Their favorite vegetables include cabbages, carrots, bamboo shoots and beans. All Dai people like sour and hot flavors.
Dai women's clothes have a variety of styles. In the Xishuangbanna area, women often wear white, sky-blue or pink tight under garments with a jewel-collared short shirt over them that buttons either down the front or on the right. The shirt has long, slim sleeves that wrap tightly around the arms. It is narrow-waisted, exposing the lower back. Below the shirt is usually a long, tight skirt that can even reach the feet. Many Dai women wear a silk girdle around their waists and wind their long hair into a bun on top of their heads, fixing it with a single beautiful crescent-moon-shaped comb. ai men wear collarless tight-sleeved short jackets, with the opening at the front or along the right side, and long baggy trousers. They wind black or white turbans around their heads. Tattooing is common amongst them; when a boy reaches the age of 11 or 12, a tattoo artist is invited to tattoo his torso and limbs with designs of animals, flowers, geometric patterns or Dai script.
The marriage of the Dais was characterized by intermarriage on strictly equal social and economic status. Polygamy was common among chieftains, who also humiliated the wives and daughters of peasants at will. The patriarchal monogamous nuclear family was the common form among peasants. Pre-marital social contact between young men and women was quite free, especially during festivals. It was common for the groom to move into the bride's home after the wedding.
The graveyards of aristocrats and poor people were strictly separated. When a monk or a Buddhist leader died, he was cremated and his ashes placed in a pottery urn to be buried behind a temple.
Most Dai people believe in Hinayana, a sect of Buddhism. There are many Buddhist temples in the countryside, and it is common practice, especially in Xishuangbanna, to send young boys to the temples to learn the Buddhism scriptures. Some of them later become monks, but the majority returns to secular life.
Dai festivals, closely related to religious activities, include the "Door-Closing Festival" in mid-June, the "Door-Opening Festival" in mid-September, and the "Water-Splashing Festival" in spring.
L'ethnie Dai compte une population de plus d’1,2 million d’habitants, ils vivent au Xishuangbanna et dans la Préfecture de Dehong principalement, et pratiquent le Bouddhisme Hinayanan. Malgré les frontières, les rites et traditions du peuple Dai sont restés vivaces dans toute la région qu'il occupe (sud du Yunnan, Thaïlande, Laos, Birmanie...). Tous les Dai ont un écosystème de cuvettes irriguées dans lesquelles ils ont aménagées leurs rizières. Ils produisent outre le riz toutes sortes de culture d’appoint. Vivant au sein d’un réseau aquatique, ce sont de grands consommateurs de poissons sous toute forme de préparation. Les Dai aiment manger épicé, et préparent diverses sortes de saumures pour accommoder le poisson ou le porc. Ils cultivent eux-mêmes leur coton, les femmes sont des tisseuses émérites. Les bijoux et la vaisselle en argent, l’orfèvrerie, la vannerie témoignent d’un artisanat haut en couleur.
La maison des Dai est sur pilotis, le rez de chaussée, ouvert à tous les vents, servant d’abri à la basse-cour. C’est là aussi que les femmes ont leur métier à tisser, protégées du soleil. Le toit de la maison, construite en bambou le plus souvent, s’abaisse près du sol.
Le Festival de l'Eau est le plus important festival des Dai. Il a lieu pendant le sixième mois du calendrier Dai (environ mi-avril). Cette fête est aussi appellée "Le festival du Bain de Bouddha", d'après la légende qui raconte que Bouddha reçut à sa naissance une douche parfumée d'un dragon. Depuis la conversion du peuple Dai au Bouddhisme, la légende a peu à peu intégré leurs coutumes. Le festival s'est, depuis, enrichi d'autres rites, tels le Festival de la Cueillette des Fleurs, ainsi que la Danse des Sept Beautés pour Exorciser le Démon du Feu.
Lors du festival, les Dai du Xishuangbanna et d'ailleurs célèbrent leur nouvelle année dans une ambiance de fête générale. A la cérémonie du Bain de Bouddha s’ajoutent des courses de bateau dragon, des feux d'artifice et l'on promène la "Lanternede Kongming". Les jeunes filles exécutent la "Danse du Paon" au rythme des tambours "Patte d'Eléphant". Tout le long du festival, les gens s'aspergent d'eau les uns les autre pour se souhaiter bonne fortune pour la nouvelle année. C'est aussi l'occasion pour les jeunes gens de choisir leur futur partenaire en lui jettant une bourse finement brodée. Pendant les quelques jours que dure le festival, une chaleureuse atmosphère de fête prévaut dans tous les villages Dai.























