01 novembre 2006
Il faut GROSSIR pour être belle
Critère de beauté sur les podiums internationaux de la beauté, la taille fine ne fait plus recette en RDC. Les jeunes Congolaises se préfèrent plutôt bien en chair pour attirer l’attention des mâles. Ce qui les pousse à user de tous les stratagèmes pour répondre aux critères esthétiques.
Il ne fait pas bon être mince, pour les femmes, en cette période de pandémie du sida. On passe trop facilement pour une sidéenne et ce n’est pas agréable dans une société dont les canons de la beauté féminine sont à l’opposé de ceux de l’esthétisme occidental. Les Congolais aiment les formes généreuses. Aussi les femmes se dépensent-elles pour éviter d’être minces ou à l’inverse trop obèses. Interrogées à ce sujet, beaucoup d’entre elles affirment effectivement tenir de la bouche des hommes qu’ils préfèrent les femmes aux hanches arrondies.
"Il est vrai qu’une femme à la taille mannequin n’est pas celle qui attire plus les hommes congolais. Nous le remarquons dans la rue et sur les terrasses des débits de boissons. Une femme mince passe pratiquement inaperçue tandis que celle aux hanches généreuses provoque des commentaires admiratifs chez les hommes".
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Le phénomène est assez récent et se trouve exacerbé par l’accoutrement des vedettes de la danse congolaise moderne. Qualifiées d’obscènes dans certains milieux culturels, les danses actuelles - à l’origine des danses folkloriques - mettent particulièrement en exergue les mouvements des hanches. Telle le célèbre ndombolo qui, à certains égards, se rapproche du mapuka ivoirien que beaucoup de télévisions africaines hésitent à programmer dans leurs grilles. Le fait que ces danses occupent la majeure partie des programmes de divertissement sur toutes les chaînes de télévision de Kinshasa incite les jeunes congolaises à imiter les danseuses, notamment dans leur accoutrement.
Cela devient de plus en plus un véritable drame chez les jeunes femmes congolaises que d’avoir une taille fine. L’obsession de grossir à tout prix a amené bon nombre d’entre elles à recourir à des produits hormonaux pharmaceutiques dont le Durabolin, un produit vétérinaire pour engraisser le bétail avant l’abattage. Toutes les femmes interrogées affirment ne jamais avoir utilisé ce produit prodigieux, mais toutes sont unanimes pour dire que la pratique est courante chez les femmes à Kinshasa. " Il existe également des vitamines spéciales. Certains hommes ont confirmé se trouver dans la catégorie de ceux qui n’aiment pas les femmes minces. Pour un homme d’affaires, c’est mental : " On ne sait pas à quoi on s’engage avec une femme mince. Le sida a fait tellement de ravages et nous avons vu beaucoup de nos copains mourir de cette maladie ". Il fait partie de ces Congolais qui ne comprennent pas pourquoi les Congolaises se prêtent au concours de beauté, version occidentale. " A mon avis, on devrait organiser deux sortes de concours de beauté. L’un pour les expatriés et l’autre pour le public congolais ".
Cependant, toute règle ayant toujours une exception, il y a aussi de ces hommes congolais qui les préfèrent minces et sveltes. Le seul ennui, disent-il, c’est qu’ils doivent se les disputer avec les expatriés. En effet, il n’est pas rare de voir des Congolaises aux allures de top-models, fréquenter plutôt les boîtes de nuits du centre de la ville. Peut-être, les seuls endroits où elles peuvent trouver pointures à leur pied.
Si le Durabolin fait les choux gras des pharmaciens, il y a beaucoup de risques qu’il fasse le malheur des utilisatrices. Les médecins disent ne pas savoir exactement quels genres d’ennuis elles encourent mais craignent fortement que le produit n’agisse négativement sur l’équilibre hormonal de la femme. Il est par contre curieux que les services publics ne réagissent encore pas contre l’usage de ce produit qui, à tout considérer, n’est pas destiné à la consommation humaine.
30 mai 2006
You need a ride? - Besoin d'un lift?
On my way to Kamanda, happy congolese travelling...
26 mai 2006
Rambo in Congo - Rambo au Congo
One thing we like in Congo: one can't be bored. There always something to surprise you (but also to shock you). You'll see here what you'll hardly somewhere else. As you have read in pevious posting, military are now the main cause of insecurity in DRC. They steal, kill, rape, burn houses, in total impunity. Here's a military we've encountered in Ituri. He seems to be guarding this bridge, over the river Ituri. He sees I have a camera and happily want to show he's a strong guy. So he takes the pause, playing the rambo. For five, he's the star in town.
Une chose est sure au Congo: on ne peut pas s'ennuyer. Il y a toujours quelque chose pour vous surprendre, vous amuser, vous choquer aussi. Vous verrez ici des choses que vous ne verrez nulle part ailleurs. Comme vous avez pu le lie sur nos précédents messages, les militaires congolais sont désormais la source principale d'insécurité dans le pays. Ils pillent, tuent, violent, détruisent les maisons et écoles, en toute impunité. Voici un militaire que nous avons rencontré en Ituri. Il semble garder ce pont, suspendu au dessus de la rivière Ituri. Il voit que j'ai un appareil photo, et veut me montrer qu'il est costaud. Alors il prend la pause, tel un rambo africain. Pendant 5 mns, le voici devenu la star locale.
30 avril 2006
Congo as we love it - Le Congo comme on l'aime
I can't refrain but starting again our posting on Congo with this great photo. I just love the haircut!
Je ne peux m'empêcher de recommencer nos messages sur le Congo par cette photo. J'aime tout simplement trop cette coupe de cheveux !
13 février 2006
C'EST SOUVENT RARE / IT'S OFTEN RARE
Mission de monitoring d'un projet de santé au Congo. En visitant un centre de santé, il s'agit entre autres de vérifier que l'approvisionnement en médicaments fonctionne bien.
Jérémie : Bonjour Mr l’infirmier titulaire
L'infirmier : Approchez
Jérémie : Pouvez vous me dire si il vous arrive d’avoir des ruptures de stocks en médicaments essentiels ?
L'infirmier (après un temps de réflexion) : Ah ça, en tout cas, je peux dire que c’est souvent rare !
De retour de mission, j'indique dans mon rapport qu'il est souvent rare que les centres de santé connaissent des rupture de stocks de médicaments. Aucune réaction de la hiérarchie; il faut dire qu'on s'habitue vite à ces 'congolaiseries'...
Monitoring mission of a health project in Congo. Whilst visiting a health centre, I need to check if there are problems supplying drugs.
Jérémie : Good morning
The nurse : Good morning
Jérémie : Could you please tell me if you happen to experience shortages of drugs?
The nurse (reflecting for a while) : Ah, I can tell you that it's often rare!
In my mission report, I write that it's often rare that health centres experience shortages of essential drugs. No one reacted so far. Well, one gets quickly used to those 'congolaiseries'....
07 février 2006
United Chukudu
You certainly remember what a chukudu is (cf. posting of January 21st). This young boy was fed up being obliged to pay bribes to the police whenever they saw him with his stuff on his chukudu. So he decided to paint it with the colours of the United Nations. Not only he is not harrassed anymore, but he has much more clients now!
Vous vous souvenez certainement ce qu'est un chukudu (cf. message du 21 janvier). Ce jeune homme en avait assez de donner des pots de vin à la police du roulage à chacun de ses passages avec son chukudu. Il eut l'idée de le peindre aux couleurs des Nations unies. Maintenant, non seulement on ne l'embête plus, mais il a plein de nouveaux clients !
03 février 2006
“Je suis la carte” / “I am the menu”
So here I am in a restaurant and the waitress approaches.
Jeremie: Hello, what can we eat here?
Waitress: There is chicken, fish, vegetables, etc
Jeremie: ok, sounds good, can you give me the menu please?
Waitress: I am the menu (!!!)
Jeremie: ……
Waitress: I can tell you everything there is here, and the price, I am the menu
Me voici dans un petit restaurant, et la serveuse approche
Jérémie : Bonjour, que peut-on manger ici ?
Serveuse : Il y a le poulet, le poisson, les légumes, etc.
Jérémie : Ok, ça semble bien, pouvez vous me donner la carte svp ?
Serveuse : Je suis la carte (!!!!)
Jérémie : ……
Serveuse : Je peux vous dire tout ce qu’il y a, et le prix, je suis la carte
31 janvier 2006
Tintin au Congo
J'avoue, je n'ai pas pu resister. Quand j'ai vu ce fier jeune homme, son pantalon retroussé dans ses superbes chaussettes blanches, de façon à donner un style pantalon de golf, mon esprit mal tourné a tout de suite vu une réincarnation de Tintin. Je lui demande de prendre la pose afin d'immortaliser cette rencontre. Mon nouvel ami, très heureux que j'apprécie son style à sa juste valeur, n'hésite pas une seconde. Le voici donc devant vous, mais malheureusement sans houpette...
I have to admit I could not resist. When I saw this proud young man, with his pant into his socks, giving him a golfer look, I could not help but seeing a reincarnation of Tintin. He duly accepted I take a picture of him, very happy I appreciate his 'style'. So here he is, but unfortunately without Tintin's famous hair cut...
26 janvier 2006
No comment
25 janvier 2006
Easy Rider
This is a Chukudu. A very special kind of vehicle. It's not a bike, it's not a car, it's not a truck. A Chukudu is just a typical congolese thing, something that characterises well this people's ingenuity. Cars and trucks are scarce in Congo (I should say, it's far too expensive for people to afford). But business must go on, and things and materials need to be moved around and delivered. A Chukudu can move up to 500 kgs of goods. There are loads of those in Goma. One of my favourite is this one, encountered in Butembo. Watch the licence plate...
Ceci est un Chukudu. Un véhicule très spécial. Ce n'est pas un vélo, pas une voiture, et pas un camion non plus. Un Chukudu est une espèce typiquement congolaise, qui caractérise bien l'ingénuité de ce peuple. Les voitures et camions sont rares au Congo (je devrai plutôt dire que les gens ne peuvent se le permettre car beaucoup trop cher). Mais les affaires sont les affaires, et on a toujours besoin de livrer les marchandises. On peut mettre jusqu'à 500 kilos sur un Chukudu. On en voit beaucoup dans les rues de Goma. Celui-ci est l'un de mes préférés, que j'ai rencontré aux hasards d'une ballade à Butembo. Regardez de plus près sa plaque d'immatriculation...














